Pourquoi je crois au père Noël !

À 18 ans, je n’avais aucune idée de ce que je pourrais faire pour gagner ma vie. Le bac C approchant, ma famille m’a payé une consultation avec un cabinet d’orientation afin de m’aider à choisir mes futures études. Après une batterie de tests d’aptitudes et de motivations, j’ai passé un entretien avec la conseillère chargée de mon cas. Elle m’a indiqué que mes aptitudes me destinaient à travailler dans l’analyse, la recherche, la banque et plein d’autres secteurs tout aussi sexy alors que j’avais plutôt envie de m’éclater dans l’édition, l’écriture, le journalisme, l’audiovisuel, bref le secteur culturel. Je lui ai alors demandé, la mort dans l’âme : – Qu’est-ce que vous me conseillez ? Cette femme m’a donné une réponse dont je me souviens encore aujourd’hui : – Faites ce que vous avez vraiment envie de faire. Les compétences, vous pourrez toujours les acquérir. J’ai mis du temps à suivre ce(…)

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“C’est moi La rousse !”

 J’ai eu la chance de grandir dans un appartement rempli de livres. Gamine, j’adorais explorer le rayon jeunesse des librairies, dénicher les nouvelles aventures d’Alice, du Club des Cinq, de Fantômette, des Conquérants de l’impossible, etc.  Mon rêve à l’époque, c’était : devenir journaliste ! Pourquoi journaliste ? Aucune idée. Sans doute parce que j’aimais lire et écrire, que je ne me voyais pas prof de français et que je n’osais pas m’imaginer romancière. J’ai créé mon premier journal à l’école primaire, baptisé « La gazette de petit village ». Je l’écrivais soigneusement à la main sur du papier carbone et mon père le dupliquait ensuite à la ronéo, l’ancêtre de la photocopieuse. J’ai poursuivi l’aventure au collège, lançant successivement deux journaux avec le soutien des profs : Eurêka et Clin d’œil. Aucun n’a dépassé le 4ème numéro et ma carrière de journaliste a pris fin avant mes quinze ans. L’année suivante, je suis entrée au lycée(…)

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Premier chapitre de “La rousse qui croyait au père Noël” : Flamme

Je suis une célibataire française du XXIe siècle. Rousse. Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas, j’évite le soleil à cause de mon teint cachet d’aspirine et par peur du vieillissement. Je ne suis pas du matin, pas du soir non plus. Je suis opérationnelle entre onze heures et vingt-deux heures trente. Avant je ne suis pas réveillée, après je dors, au milieu je rêve. Je m’appelle Flamme. Je suis abstinente depuis dix ans. Pas par choix ou vocation, c’est comme ça. Seul choix que j’ai réellement fait après quelques relations sentimentales désastreuses : vivre seule plutôt que mal accompagnée, arrêter le sexe pour ne plus faire l’amour qu’avec un grand A. C’était ambitieux et romantique… Si, par un concours de circonstances que je n’arrive pas vraiment à imaginer, un homme se retrouvait ce soir dans mon lit, je ne saurais plus quoi faire avec lui. Et(…)

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Il faut te remplumer !

Pendant quasiment toute ma vie, je me suis trouvée trop grosse. Pas beaucoup trop, non, mais j’avais toujours le sentiment qu’avec deux ou trois kilos de moins, ma silhouette serait bien plus harmonieuse. Autour de moi, tout le monde avait l’habitude de s’observer le tour de hanches à longueur d’année et de se pincer le gras de la cuisse pour évaluer l’épaisseur de la peau d’orange, chose que je faisais aussi consciencieusement. Au final j’oscillais généralement entre un 38 bien rempli et un 40, pour un bon mètre soixante-dix. Ma première expérience de la taille 36, je la dois à une histoire de cœur bien foireuse. Elle m’a coupé le sommeil et l’appétit pendant des mois, ce que je ne croyais possible que dans les romans à l’eau de rose. Comme je suis d’un tempérament plutôt optimiste et que j’aime les bonnes choses, j’ai vite repris mes kilos. Je suis(…)

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Ce que j’ai gagné dans la course aux rêves

Si vous avez manqué le début : Les rêves n’ont pas de prix, mais ils ont un coût… Pourquoi m’être obstinée dans cette vie précaire et solitaire dont je n’aurais jamais voulu entendre parler quelques années auparavant ? J’avoue qu’il m’arrive de me le demander. Voyons voir… Ma vie de château Il est vrai que je ne mène pas la vie de château. Pourtant, depuis que je travaille dans le cinoche, je n’ai jamais fréquenté tant de palais. Ma garde-robe personnelle est loin d’être luxueuse, au mieux à la mode de 2005, mais je n’ai jamais porté tant de robes de princesse. Moi qui suis plutôt adepte du jean et des baskets – hors cas de force majeure – j’ai découvert le plaisir des belles toilettes, des robes à froufrous, faux-culs et paniers, des décolletés avantageux sublimés par les corsets, des coiffures sophistiquées. Ma vie d’aventurière J’ai vécu des aventures dont je(…)

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