J’assume pas mes cheveux blancs et je l’assume

Depuis quelque temps, sous prétexte de libérer les femmes de rituels de beauté chronophages, quelques célébrités se mobilisent en vue d’inciter leurs sœurs à sauvegarder une espèce de poils mal aimée : le cheveu blanc. Finie la tyrannie de la racine. Exit les couleurs improbables et les produits agressifs pour le cuir chevelu. Vive le naturel et l’authenticité de la femme mûre débarrassée de ses artifices ! Séduisant, pas vrai ? Le cheveu blanc n’attend pas le nombre des années Problème : on peut avoir des cheveux blancs ou gris bien avant d’être « mûre ». Je m’en suis aperçu quand j’ai vu émerger dès 30 ans les premiers traîtres dans ma chevelure. À l’époque, je ne me suis pas posé de question philosophique : j’ai foncé chez le premier coiffeur pour mettre fin à cette ignominie. J’étais loin d’être assez sage pour exhiber ces marques de « vénérabilité » (un mot à proposer à l’Académie), qui arrivaient très précocement(…)

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J’écris donc je suis… mais qui ?

J’ai dû commencer à me demander qui j’étais en arrivant en sixième. Un jour, des copains se sont moqués de moi parce que je me tenais trop droite pour manger. Je n’avais jamais remarqué cette particularité. Mais comme j’avais à cœur de m’intégrer, j’ai travaillé une posture plus décontractée. Puis j’ai délaissé mes vêtements de gamine bien élevée pour l’uniforme jean-baskets-sac US. Puis j’ai appris à dire « putain » à la place de toutes les virgules, habitude dont j’ai mis des années à me défaire… Mais au fait, j’étais qui ? Par la suite, j’ai testé divers looks du plus décontracté au plus chic. Aucun ne me satisfaisait vraiment mais, une chose est sûre, chacun donnait de moi une image différente. Pas toujours flatteuse, il faut bien le reconnaître. Belle idiote si je jouais sur ma féminité, intello coincée si j’optais pour un look plus sage. Je désespérais de trouver mon style, mais(…)

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Pourquoi on fuit quand on nous court après ?

Quand j’étais gamine, une des matières que je haïssais le plus était sans aucun doute la physique. Autant je trouvais un côté ludique aux mathématiques avec des tas d’énigmes à résoudre, autant les sciences physiques me paraissaient d’un ennui mortel. En grandissant, j’ai compris que la physique c’est comme les épinards ou les brocolis, il faut y goûter pour apprécier. Car avec un peu d’imagination, un principe fondamental de physique peut s’avérer un puits de sagesse. Ce qui me pousse recule Par exemple, le principe de conservation du mouvement. Il énonce que la quantité de mouvement de deux objets qui entrent en collision est constante. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que si une boule de billard percute une autre boule à l’arrêt, la quantité de mouvement obtenue après le choc sera identique à celle de la première boule. Si vous avez déjà joué au billard vous(…)

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Amour : les 10 commandements !

Le domaine de notre vie qui génère le plus de frustrations et de déceptions est sans aucun doute le domaine amoureux. Que de temps perdu à soupirer après de beaux indifférents, à attendre l’improbable coup de fil d’un troll sexy ; que d’énergie gaspillée dans des histoires foireuses, que de larmes versées à cause d’illusions perdues… Et combien j’aurais aimé – à 15 ans ou 20 ans – que quelqu’un me donne quelques règles simples, à apprendre par cœur, à graver dans ma cervelle afin d’éviter de tomber dans tous les pièges posés par notre ami Cupidon. Pièges – si l’on y réfléchit 3 secondes – que nos parents et grands-parents ont connus avant nous, qui sont au cœur d’une quantité colossale de fictions et de témoignages… et dans lesquels nous continuons pourtant tous de tomber avec une constance désarmante. Sommes-nous totalement naïfs ou nous croyons-nous obligés de vérifier par nous-même(…)

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