J’assume pas mes cheveux blancs et je l’assume

Depuis quelque temps, sous prétexte de libérer les femmes de rituels de beauté chronophages, quelques célébrités se mobilisent en vue d’inciter leurs sœurs à sauvegarder une espèce de poils mal aimée : le cheveu blanc. Finie la tyrannie de la racine. Exit les couleurs improbables et les produits agressifs pour le cuir chevelu. Vive le naturel et l’authenticité de la femme mûre débarrassée de ses artifices ! Séduisant, pas vrai ? Le cheveu blanc n’attend pas le nombre des années Problème : on peut avoir des cheveux blancs ou gris bien avant d’être « mûre ». Je m’en suis aperçu quand j’ai vu émerger dès 30 ans les premiers traîtres dans ma chevelure. À l’époque, je ne me suis pas posé de question philosophique : j’ai foncé chez le premier coiffeur pour mettre fin à cette ignominie. J’étais loin d’être assez sage pour exhiber ces marques de « vénérabilité » (un mot à proposer à l’Académie), qui arrivaient très précocement(…)

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Autoédition : les services presse aident-ils à vendre plus de livres ?

J’ai comparé le nombre mensuel de chroniques de blogs de mon premier roman autoédité sur Amazon et ses ventes pendant 3 ans. J’en ai conclu que les services presse ne permettent pas d’augmenter les ventes, mais qu’ils contribuent à construire la notoriété de l’auteur. Depuis que j’ai publié mon premier roman « La rousse qui croyait au père Noël » en 2014, je me demande – comme tous les auteurs autoédités – où trouver des lecteurs prêts à investir 2,99 euros dans le premier roman d’une auteure inconnue. Les journalistes ne s’intéressant généralement aux auteurs indépendants qu’à partir de 20 000 exemplaires vendus, j’ai tenté de jouer la carte des nombreux blogs littéraires via les services presse. Ayant suivi des cours de statistiques pendant ma maîtrise d’économie, j’ai comparé pendant 3 ans mes ventes mensuelles avec le nombre de chroniques publiées à la même période. Ce premier roman a bénéficié de 61 chroniques depuis sa(…)

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Je ne suis pas un exemple ? Tant mieux !

Jusque vers trente ans, quelques personnes m’ont considérée comme une sorte d’exemple. J’avais décroché – non sans mal – des diplômes respectables, puis obtenu un poste valorisant dans une grande entreprise. On rapportait mes exploits à ses enfants en concluant : sois sage, fais bien tes devoirs et un jour tu réussiras aussi bien que ta sœur, ta cousine, ta copine. C’était flatteur pour moi et chiant pour les autres mais, à l’époque, je ne m’en rendais pas compte. Il y a une quinzaine d’années, j’ai quitté les voies exemplaires du jeune cadre dynamique pour emprunter celles plus hasardeuses de la vie d’artiste et plus personne n’a – je crois – songé à me citer en exemple. Tu n’es plus un exemple ! Je ne me formalisais pas d’avoir perdu mon piédestal jusqu’à ce qu’une personne m’accuse de ne plus être un exemple pour elle. Sa déception était manifeste et sur(…)

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J’écris donc je suis… mais qui ?

J’ai dû commencer à me demander qui j’étais en arrivant en sixième. Un jour, des copains se sont moqués de moi parce que je me tenais trop droite pour manger. Je n’avais jamais remarqué cette particularité. Mais comme j’avais à cœur de m’intégrer, j’ai travaillé une posture plus décontractée. Puis j’ai délaissé mes vêtements de gamine bien élevée pour l’uniforme jean-baskets-sac US. Puis j’ai appris à dire « putain » à la place de toutes les virgules, habitude dont j’ai mis des années à me défaire… Mais au fait, j’étais qui ? Par la suite, j’ai testé divers looks du plus décontracté au plus chic. Aucun ne me satisfaisait vraiment mais, une chose est sûre, chacun donnait de moi une image différente. Pas toujours flatteuse, il faut bien le reconnaître. Belle idiote si je jouais sur ma féminité, intello coincée si j’optais pour un look plus sage. Je désespérais de trouver mon style, mais(…)

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