Saint-Valentin : 1+1 n’est pas toujours supérieur à 2

Pendant longtemps, la Saint-Valentin a été synonyme pour moi de mauvais moment à passer. Cette fête me rappelait perfidement chaque 14 février que je n’avais pas réalisé le plus grand rêve de ma vie : trouver l’homme de ma vie, sans qui il m’était impossible d’être heureuse et épanouie, sans qui ma vie n’avait pas de sens, sans qui je ne pouvais pas faire d’enfant et donc sans qui ma vie serait forcément un épouvantable fiasco… Observer les conflits, les frustrations, les compromis, les renoncements des couples qui se faisaient et défaisaient autour de moi ne me consolait pas. D’ailleurs, les couples incapables de s’entendre sur grand-chose étaient au moins d’accord sur une seule : ils étaient bien plus heureux à deux que moi toute seule. Et même quand un conjoint déprimé s’avisait d’envier mon célibat, cette folle pensée ne subsistait pas longtemps. Avec le recul, j’ai pourtant été obligée de constater(…)

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Je ne suis pas un exemple ? Tant mieux !

Jusque vers trente ans, quelques personnes m’ont considérée comme une sorte d’exemple. J’avais décroché – non sans mal – des diplômes respectables, puis obtenu un poste valorisant dans une grande entreprise. On rapportait mes exploits à ses enfants en concluant : sois sage, fais bien tes devoirs et un jour tu réussiras aussi bien que ta sœur, ta cousine, ta copine. C’était flatteur pour moi et chiant pour les autres mais, à l’époque, je ne m’en rendais pas compte. Il y a une quinzaine d’années, j’ai quitté les voies exemplaires du jeune cadre dynamique pour emprunter celles plus hasardeuses de la vie d’artiste et plus personne n’a – je crois – songé à me citer en exemple. Tu n’es plus un exemple ! Je ne me formalisais pas d’avoir perdu mon piédestal jusqu’à ce qu’une personne m’accuse de ne plus être un exemple pour elle. Sa déception était manifeste et sur(…)

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Ce que j’ai gagné dans la course aux rêves

Si vous avez manqué le début : Les rêves n’ont pas de prix, mais ils ont un coût… Pourquoi m’être obstinée dans cette vie précaire et solitaire dont je n’aurais jamais voulu entendre parler quelques années auparavant ? J’avoue qu’il m’arrive de me le demander. Voyons voir… Ma vie de château Il est vrai que je ne mène pas la vie de château. Pourtant, depuis que je travaille dans le cinoche, je n’ai jamais fréquenté tant de palais. Ma garde-robe personnelle est loin d’être luxueuse, au mieux à la mode de 2005, mais je n’ai jamais porté tant de robes de princesse. Moi qui suis plutôt adepte du jean et des baskets – hors cas de force majeure – j’ai découvert le plaisir des belles toilettes, des robes à froufrous, faux-culs et paniers, des décolletés avantageux sublimés par les corsets, des coiffures sophistiquées. Ma vie d’aventurière J’ai vécu des aventures dont je(…)

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Les rêves n’ont pas de prix, mais ils ont un coût…

J’ai eu la chance d’avoir une enfance de rêve. À 15 ans, la vie me paraissait pleine de promesses. J’allais faire de super études, avoir un boulot passionnant même si je ne savais pas encore lequel, vivre des aventures fantastiques, gagner beaucoup d’argent et bien sûr rencontrer mon prince charmant. J’avais hâte d’y être ! Ma vie de rêve à 30 ans À 30 ans j’avais terminé mes super études. J’habitais en Normandie, je gagnais plutôt bien ma vie – quoique pas autant que je l’aurais voulu. Je vivais dans un trois-pièces, m’habillais de grandes marques, allais au resto et au ciné quand ça me chantait, ne faisais jamais mes comptes et partais en vacances à l’étranger une fois par an. J’avais le cœur en miettes suite à une grave erreur de casting sentimental, mais je ne doutais pas un instant de rencontrer bien vite ma future âme sœur. Pourquoi j’ai changé de vie(…)

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