La rousse qui croyait au père Noël (série)

La rousse qui croyait au père Noël est une série réversible.

Vous pouvez commencer la lecture par le tome que vous voulez !

La rousse qui croyait au père Noël a 39 ans

Premières lignes :

Je suis une célibataire française du XXIe siècle. Rousse. Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas, j’évite le soleil à cause de mon teint cachet d’aspirine et par peur du vieillissement. Je ne suis pas du matin, pas du soir non plus. Je suis opérationnelle entre onze heures et vingt-deux heures trente. Avant je ne suis pas réveillée, après je dors, au milieu je rêve.

Je m’appelle Flamme. Je suis abstinente depuis dix ans. Pas par choix ou vocation, c’est comme ça. Seul choix que j’ai réellement fait après quelques relations sentimentales désastreuses : vivre seule plutôt que mal accompagnée, arrêter le sexe pour ne plus faire l’amour qu’avec un grand A. C’était ambitieux et romantique… Si, par un concours de circonstances que je n’arrive pas vraiment à imaginer, un homme se retrouvait ce soir dans mon lit, je ne saurais plus quoi faire avec lui. Et si, par une sorte de miracle, ledit spécimen mâle s’avisait de vouloir vivre avec moi, je me demande bien à quoi il me servirait.

J’ai erré pendant six années d’école en université. Je ne savais pas quoi faire après le bac, alors j’ai cherché. À dix-huit ans je visais une carrière brillante, à vingt ans un boulot sérieux, à vingt-trois ans un boulot rentable, à vingt-cinq un boulot qui me plairait un minimum, à trente un boulot qui me plairait un maximum. Aujourd’hui, j’aimerais avoir du boulot tout court. À trente-neuf ans, je me demande comment j’en suis arrivée là.

La rousse qui croyait au père Noël a 29 ans

Une cadre de grand magasin parisien au bord de la trentaine et du burn-out se retrouve, sur un malentendu, à faire 9 heures de théâtre par semaine au Cours Florent.

Je m’appelle Cendrelle Vialettes. Comme Cendrillon, mais pas que. La preuve, je suis cadre depuis trois ans au Grand Bazar de Paris République, filiale du prestigieux groupe Pinard-Pastis-Ragoût. Je vends des soutifs luxueux, des strings hors de prix, des crèmes antirides inabordables à des parisiens friqués et souvent mal lunés. Je suis surmenée, sous-payée, exploitée par l’enseigne, manipulée par la direction.

Je suis célibataire par intermittence depuis cinq ans. Avant je vivais en banlieue parisienne avec Dominique, mon meilleur pote. J’étais gaie, insouciante, sérieuse… et inexplicablement frustrée. Je suis partie un matin avec ma valise et mon vanity à la recherche de l’âme sœur qu’on m’avait promise dans les contes de fées. Je ne l’ai pas trouvée. Pire : je n’ai plus le temps de chercher.

Je bosse au Grand Bazar du mardi au samedi de neuf heures trente à dix-neuf heures trente. Le week-end, je comate sous la couette jusqu’à onze heures, dans ma baignoire jusqu’à quatorze. Le dimanche après-midi, je lis ; de temps en temps je rends visite à ma famille ou je sors avec mes copains. À vingt-deux heures trente, je m’évade au pays des rêves…

À vingt-neuf ans et à l’aube du XXIe siècle, ma vie ne ressemble à rien.

Les tomes 1 et 2 de La rousse qui croyait au père Noël sont vendus séparément en numérique et broché exclusivement sur Amazon.

La rousse qui croyait au père Noël

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