J’écris pour gagner de l’argent et je m’en vante !

J'écris pour gagner de l'argent et je m'en vante !

Depuis quatre ans que je navigue dans le milieu de l’autoédition, un discours – récurrent – de nombre d’auteurs me tape gravement sur les nerfs. Il se résume à un indigné : « Moi, je n’écris certainement pas pour gagner de l’argent ! » Des articles entiers sont postés sur le net pour tenter de démontrer les vertus de l’écriture à but non lucratif, chacun se défendant la main sur le cœur de ce nouveau pécher capital : vouloir gagner sa vie en écrivant. Soupir affligé…

À l’heure où le hashtag #PaieTonAuteur gagne du terrain sur les réseaux sociaux, où les auteurs édités se battent à coup de lettres ouvertes, pétitions et manifestations pour une juste répartition des profits entre auteurs et autres acteurs de la chaîne du livre, j’ai décidé d’expliquer pourquoi moi aussi – petite blogueuse et auteure indépendante – J’ÉCRIS POUR GAGNER DU FRIC, BORDEL !

Écrire nécessite du matériel

Beaucoup de gens semblent croire qu’il suffit d’un bon niveau en français, d’un stylo et d’un bloc de papier – au mieux un vieil ordinateur d’occasion – pour écrire et autoéditer un roman. Or, même si j’ai toujours eu un bon niveau en français – merci à mes parents instit – des feuilles et des stylos, ce ne sont pas ces maigres outils qui m’ont permis d’écrire et autoéditer le premier (encore moins le deuxième) tome de La rousse qui croyait au père Noël.

En plus d’un bon logiciel de traitement de texte, doté d’un très bon correcteur grammatical, je me suis aperçue que j’avais besoin d’un ordinateur récent pour écrire efficacement. Pourquoi ? Parce que je passe mon temps à vérifier le sens des mots sur des sites en ligne, à chercher des synonymes ainsi que diverses informations (exemple, le temps qu’il faisait à Paris le 15 mars 2000), etc. Or, ce travail est impossible avec un ordinateur qui met 30 secondes à charger la moindre page web, sans parler de visionner des dizaines de vidéos sur Youtube pour se former sur Photoshop…

Pour résumer, de quoi ai-je besoin pour écrire et autoéditer mes livres ?

  • D’un ordinateur et d’une imprimante récents ;
  • De bons logiciels de bureautique : traitement de texte, tableur, prise de note ;
  • D’un logiciel d’écriture de scénario qui m’aide à gérer la construction de l’intrigue ;
  • De photos professionnelles pour faire mes couvertures, bannières de blog et réseaux sociaux ;
  • De protéger mes textes contre la copie et le plagiat via un service compétent, pour moi Copyright France.
  • Une fois par an d’un abonnement mensuel à Photoshop.

Promouvoir ses livres a un coût non négligeable

Comme je l’ai indiqué dans mes articles sur les ventes du premier tome de La rousse et celui sur les services presse, faire la promotion d’un roman sur internet revient assez cher. À ce jour, les ventes de mes deux premiers livres sont très loin de compenser les dépenses engagées pour les écrire, publier et promouvoir.

Lire aussi : Bilan des ventes de La rousse qui croyait au père Noël

Lire aussi : Autoédition, les services presse aident-ils à vendre plus de livres ?

Comme j’ai opté pour le statut de micro-entrepreneur, je ne peux pas déduire ces frais de mon maigre revenu imposable. Ce qui ne m’empêche pas de payer 22 % de charges sociales sur mes micro-royalties. Tous ces investissements sont pourtant incontournables quand on publie des romans dans une optique professionnelle. Ils le sont aussi lorsqu’on aspire à se passer un jour de Pôle Emploi. Quand on a la chance de bénéficier d’une allocation…

Se former à l’écriture à un coût énorme

Si j’ai appris quelque chose en travaillant dans le cinéma, c’est bien qu’écrire une histoire – roman, scénario, pièce de théâtre – ne s’improvise pas. J’ai donc commencé par investir dans de nombreux livres en français et en anglais (quelques réf en fin d’article) détaillant les étapes de la construction d’une intrigue, de personnages, d’un univers, etc. J’ai aussi lu sur les techniques de montage et de réalisation de films pour apprendre à rendre une scène plus efficace. Mais toutes ces lectures, bien qu’utiles, n’ont pas suffi.

Grâce à la formation professionnelle du spectacle – très bien fichue – j’ai eu accès à plusieurs stages en écriture de scénario de quelques jours à trois mois et de quelques centaines d’euros à près de 7000 euros. Les formations en petit groupe m’ont permis de montrer mon travail à des scénaristes professionnels, de le confronter à celui d’autres apprentis-auteurs et ont boosté ma créativité de façon spectaculaire. Sans ces stages, je n’aurais jamais suffisamment progressé pour me lancer dans l’écriture du deuxième tome de La rousse, beaucoup plus construit que le premier.

Amis auteurs, sachez que la plupart de ces formations à l’écriture et beaucoup d’autres sont accessibles sur dossier si vous pouvez vous les offrir. Pour ceux qui ont gagné plus de 9 000 euros sur les trois dernières années en droits d’auteurs, vous pouvez demander un financement à l’AFDAS. Pensez aussi à étudier les autres possibilités de financement : Compte Professionnel de Formation, Conseils Régionaux, Pôle Emploi, etc. En ce qui me concerne, la quasi-totalité de ces formations ont été entièrement financées par l’AFDAS.

Auteurs, les robots vous voleront bientôt votre job alimentaire

Je ne sais dans combien de temps figurants et comédiens seront tous remplacés par des personnages de synthèse – ça a déjà bien commencé – mais une chose est sûre : robots et intelligences artificielles remplaceront un paquet de salariés dans les dix ou vingt ans à venir. Tous ceux qui n’écrivent pas pour gagner de l’argent feraient bien de se demander si leur poste alimentaire (ou pas) tiendra le coup jusqu’à leur retraite.

Nous autres, auteurs, avons la grande chance de faire un travail créatif. Or celui-ci sera moins impacté ou beaucoup plus tardivement par la robotisation. Ce sera une chance si nous avons pensé à développer notre activité jusqu’à pouvoir en vivre.

Quant aux auteurs qui n’ont pas de job alimentaire, leurs royalties doivent être suffisamment élevées pour leur permettre de payer également loyer, charges fixes, vêtements et alimentation. Et ceux de leurs enfants, puisque certains écrivaillons ont l’audace d’en avoir ou de penser en faire un jour. Je ne parle même pas de petits week-ends au vert ou de vacances, même si nombre d’entre nous en auraient bien besoin…

Écrire pour vendre, ça change quoi ?

Écrire La rousse 2 en visant un large public – pour le premier tome, je me suis posé moins de questions – a-t-il changé ma façon de travailler ? Oui. En dehors de la qualité de l’intrigue qui me paraît essentielle, j’accorde désormais beaucoup de temps et d’attention à :

  • Éviter les polémiques stériles au sujet d’une phrase sortie de son contexte :

Exemple : mon héroïne rate un rendez-vous à cause d’un train supprimé. Est-il absolument nécessaire de dire « Une fois de plus – merci la SNCF – le RER de 18 h 01 a été supprimé sans prévenir… » ? Cette private joke fera probablement rire tous les parisiens, mais ne parlera guère ni aux provinciaux ni à mes lecteurs à l’étranger (oui, j’en ai !) Ensuite, si certains de mes lecteurs ou membres de leur famille travaillent à la SNCF, cette « petite phrase » risque de ne pas les faire rire du tout, surtout en pleine période de remise en cause du statut de cheminot. Et elle fera encore moins rire les entreprises françaises qui cherchent à vendre nos belles rames de Transilien à l’international. (Finalement, je l’ai laissé pour les raisons ci-dessous* 🙂 )

Bref, en relisant mes chapitres je me demande si je ne risque pas de blesser bêtement un lecteur handicapé, d’une minorité ethnique, en surpoids, etc., qui va se dire : « C’est qui cette conne qui parle de ce qu’elle ne connaît pas ?? » et va me coller un commentaire rageur une étoile sur Amazon pour marquer le coup…

Et si je tape un peu sur quelqu’un, je réfléchis bien : est-ce nécessaire à l’intrigue et à ce que je veux dire avec cette histoire ? Je peux aussi taper gentiment sur *des gens qui ont les moyens de se défendre ou n’ont strictement rien à faire de ce que je peux bien raconter à leur sujet.

  • Éviter l’humour de mauvais goût :

C’est un peu la même chose. Il est très difficile d’écrire une comédie, chacun riant dans la vie pour des raisons très personnelles. Je sais par exemple que les lecteurs en costume-tailleur ne vont pas forcément apprécier quelques passages de La rousse 2. Mais primo ils ont généralement les moyens de se défendre, secundo j’espère qu’ils riront pour d’autres raisons, tertio c’est un aspect important de ce livre. Je suis contre le costume-tailleur et je l’assume !

Pour le reste, j’essaie autant que possible de rire avec mes lecteurs plutôt qu’aux dépens de quelques uns. C’est pourquoi je privilégie l’humour de situation et l’autodérision.

  • Éviter les mots compliqués :

Rien ne m’agace plus dans un roman que de croiser un mot que je ne connais pas. Du style « propédeutique » (?!). Si je comprends le sens général, je passe. Non sans qualifier mentalement l’auteur de quelques noms d’oiseaux pas très élaborés. Dans les rares cas où ledit mot est nécessaire à la compréhension du texte, je cherche le sens sur internet. Dans les deux cas, ma lecture est interrompue alors que ce mot aurait généralement pu être remplacé par un synonyme accessible à une majorité de lecteurs.

Du coup, sauf exception, j’évite d’utiliser des mots savants pour faire joli et instruit. Chaque fois que c’est possible et tant que cela n’occasionne pas de lourdeur ou de répétition, je remplace à la relecture les mots complexes par des mots plus simples. Inutile de chercher à écrire de la comédie avec des mots ou des expressions que la moitié des lecteurs français et la quasi-totalité des lecteurs étrangers ne comprendront pas.

  • Éviter de promouvoir des habitudes ou des valeurs éloignées des miennes :

Depuis quelques années, je constate une surenchère de violence sous toutes ses formes dans les romans, films et séries télé. Sous prétexte de créer des personnages « multidimensionnels » – comme disent les scénaristes – on assiste à un concours du personnage le plus pourri, le plus vicieux et le plus violent. Je termine la saison 5 de « Games of thrones » – ils peuvent se défendre – et je n’en peux plus de cette noirceur, de ces meurtres, viols, assassinats d’enfants, incestes, tortures atroces, trahisons… À tel point que malgré l’indéniable qualité des scénarios, décors et acteurs, je ne sais pas quand je me déciderai à regarder la suite. Que veut dire l’auteur à ses lecteurs-spectateurs avec cette saga ? Mystère…

Je n’écrirai peut-être pas toujours de la comédie, mais je prends déjà garde à ne pas présenter de personnages abusant des mojitos ou des pots de glace de 5 litres pour se remonter le moral, fumant comme des troupiers ou faisant des concours de vitesse sur les autoroutes pour se sentir rebelles. Et si un de mes personnages fume de l’herbe, c’est pour lui dire que c’est pô bien et pour défendre les vertus thérapeutiques de son joint ! Est-ce que La rousse 2 est moins drôle pour autant ? Je compte sur vous pour me le dire…

Une série réversible

Un problème classique des séries est qu’il est souvent nécessaire d’avoir lu le tome 2 pour comprendre le tome 1 ou l’apprécier pleinement. Pour éviter de perdre des lecteurs à chaque nouveau tome de La rousse qui croyait au père Noël – qui en comptera quatre – j’ai construit une série qui remonte dans le temps. Dans le :

  • Tome 1 : Flamme a 39 ans ;
  • Tome 2 : Cendrelle – qui ne s’appelle pas encore Flamme – a 29 ans ;
  • Tome 3 : Cendrelle aura 19 ans ;
  • Tome 4 : Cendrelle-Flamme aura (en principe) 40 ans, ce qui conclura la série.

Pourquoi j’ai fait ce choix ? Parce que, si j’ai toujours pensé à un roman en quatre actes sur deux décennies, c’est la période de pré-quarantaine qui m’a inspirée en premier. Sans doute parce que j’avais l’âge du personnage à cette époque. Après, il a fallu raccrocher les wagons…

Les lecteurs du tome 1 liront donc les tomes 2 et 3 comme des préquels et profiteront d’un avantage sur la narratrice qui parle au présent. Ceux qui commenceront par le tome 2 pourront lire le tome 1 dans la foulée et n’en sauront pas plus que la narratrice, ce qui est une autre lecture. Idem quand le tome 3 sortira. Il sera un préquel pour les lecteurs des tomes précédents et le début de l’histoire pour ceux qui opteront pour un sens chronologique.

Personnellement, je trouve plus intéressant de suivre le sens d’écriture qui donne toujours un temps d’avance au lecteur sur les personnages. Ce procédé, appelé « ironie dramatique », permet de profiter au maximum de l’humour du texte. Les tomes du passé font en effet référence au premier tome.

J’espère que la structure de cette série incitera de nombreux lecteurs ayant acheté un tome – n’importe lequel – à acheter les autres.

Si tu veux gagner des sous, pourquoi tu vends que sur Amazon ?!

  • Les ebooks :

Ben, c’est justement parce que je veux en gagner… Être publié en exclusivité sur Amazon me permet d’intégrer le programme de lecture par abonnement Kindle. Les lecteurs paient 9,99 euros par mois (sans condition de durée) et les auteurs sont rémunérés au nombre de pages lues. Actuellement 35 % de mes ventes proviennent de ce programme. Le pourcentage est beaucoup plus faible concernant mes royalties car le tome 1 de La rousse est malheureusement très court. L’abonnement Kindle n’existant pas encore en 2014, les auteurs indés n’étaient pas incités à faire long…

Régulièrement des auteurs indépendants tentent de renoncer à cette exclusivité pour vendre sur Kobo, iBooks ou d’autres plateformes, mais très peu parviennent à compenser le manque à gagner. À ce jour, seul Amazon – qui a inventé l’autoédition sous cette forme – a une politique ciblée en faveur des auteurs indés. Comme mes collègues, je suis avec attention les innovations des acteurs du livre numérique. S’ils arrivent un jour à promouvoir efficacement les auteurs indépendants, j’étendrai la distribution de mes ebooks pour toucher d’autres publics.

  • Les livres brochés :

Amazon ne demande pas d’exclusivité en matière de distribution brochée. Cependant, la vente de livres brochés par correspondance reste très minoritaire chez les auteurs indépendants. Chez moi, entre 15% et 20 %, mais souvent 5 % à 10 % chez la plupart des indés. Or, étendre la distribution brochée aux autres libraires en ligne a un coût que je ne suis pas encore sûre de pouvoir compenser. J’étudierai la question d’une diffusion à la FNAC, via les autres e-librairies ainsi que la possibilité de commandes par les libraires – les livres seront imprimés à la demande – dans quelques semaines, quand La rousse a 29 ans sera lancé.

Bon, comment on t’aide à gagner de l’argent avec tes livres ?

Si vous n’avez pas encore lu le tome 1 de La rousse, vous pouvez le trouver en numérique et broché ici. Pour mes fidèles blogueurs et lecteurs, ainsi que pour ceux qui préfèrent lire la série dans un ordre à peu près chronologique, le tome 2 sort aujourd’hui sur Amazon.

La rousse qui croyait au père Noël a 29 ans

Résumé :

Cendrelle est responsable de la parfumerie du Grand Bazar de Paris et célibataire par intermittence depuis cinq ans. Le 1er janvier 2000, elle prend deux décisions :

  1. arrêter les histoires foireuses ;
  2. faire du théâtre.

Car est-il raisonnable à 29 ans de ne plus croire au père Noël ?

L’ebook sera en promotion à 2,99 euros jusqu’au 31 août, fin du concours des Plumes Francophones organisé par Amazon, auquel La rousse a 29 ans participe. Ensuite, j’augmenterai son prix (peut-être beaucoup 🙂 ). D’une part, parce que ce tome fait trois fois la taille du précédent et que je ne peux décemment pas le vendre au même prix. D’autre part, pour les raisons énoncées précédemment. Si vous avez l’habitude d’acheter des ebooks édités, j’espère que vous serez d’accord avec moi pour trouver que c’est très bon marché.

Si vous voulez vraiment m’aider à gagner de l’argent avec mes livres, vous pouvez dans l’ordre :

  • Poster un commentaire sur Amazon (vous devez être déjà client), de préférence avant la fin du concours des Plumes Francophones vu que la popularité du livre est prise en compte par le jury ;
  • Pour les blogueurs, écrire une chronique sur votre blog et me tenir au courant afin que je puisse la relayer sur Facebook ou Twitter ;
  • Poster un commentaire sur un ou plusieurs forums de lecture (Babelio, Livraddict, Goodreads, Booknode, etc.) ;
  • Partager l’actualité de mes livres ou mes articles de blog sur Facebook, Twitter, Instagram ou n’importe quel autre réseau ;
  • Offrir mes livres ou en parler à vos amis en quête d’une lecture « pas prise de tête » !

Les plus fortiches – il y en a – font déjà tout ça et je les remercie chaleureusement au passage : je les ai repérés.

Aux autres, merci d’avance pour votre aide, bonne lecture

et au plaisir de vous retrouver sur les réseaux sociaux !

Quelques références de livres de dramaturgie :

  • La dramaturgie (Yves Lavandier)
  • L’écriture de scénarios (Jean-Marie Roth)
  • Anatomie du scénario (John Truby)
  • Story (Robert McKee)
  • Writing for Emotional Impact (Karl Iglesias – non traduit mais accessible et vraiment très utile)

Quelques organismes proposant des formations en dramaturgie :

Organisme de financement des formations des artistes et auteurs : AFDAS

7 Commentaires

  1. Ton article ressemble à un que j’ai programmé pour la mi-aout. Moi aussi ça m’agace d’entendre, je n’écris pas pour gagner de l’argent. Ben dans ce cas, pourquoi le mettre en vente sur Amazon alors ? Mettez-le gratuitement ! Moi j’aimerais aussi en vivre, mais je suis très loin du compte même si je progresse.

  2. Je te suis aussi sur le fond, mais comme Chani, j’aime avant tout profiter de l’indépendance pour ne suivre que mes envie, et non des codes.
    Pour le cas des personnages sombres, je ne suis pas à 100% d’accord, sachant que le but final et de les approfondir pour le rendre humain et comprends comment il en arrive là, et ce qui peut l’aider à évoluer. Pour moi cette notion d’évolution est essentiel.
    Quand à des personnages qui se soulent ou abusent de certaines substances, je dis pourquoi pas ? En aucun cas il en s’agit de promotion pour ces dites substances, mais la volonté de présenter un personnage réaliste, comme n’importe qui que l’ont croiserait dans la rue. personnellement, j’y tiens, car je sature avec d’autres clichés de personnages que ceux que tu cites, notamment les riches célibataires endurcis qui change du tout au tout pour une fille, les dévergondés qui éveillent les sens d’une héroïne potiche et très prude…
    Je pense surtout que ce qui fait la force d’un roman, c’est la manière de le raconter, et ça, aucun cours ne saura l’apprendre.
    En revanche, comme toi, et sur conseille de mon éditrice chez Milady (j’étais éditée en ME avant de choisir l’indépendance) j’ai dévoré Anatomie d’un scénario de John Truby, mais aussi, les merveilleux conseils dispensés par Stephen King dans “Ecriture, mémoires d’un métier”.

    Navrée si quelques coquilles se glissent dans ma réponse, j’apprivoise mon Mac et sa fichue correction automatique ! 🙂

  3. Chacun fait ce qu’il veut pour ce genre de formations pour écrire mais moi je ne trouve ça nécessaire, on peut bien écrire sans ça surtout que c’est grave cher, ils s’adressent qu’à des riches alors que les écrivain(e)s sont des gens lambda, c’est surtout comment être un pigeon d’après moi et profiter de la naïveté des gens! C’est abusé les prix surtout sachant que les auteurs édités comme auto-édités ne gagnent que quelques centimes d’euro ou quelques euros par livre du coup pas du tout nécessaire ce genre de formations! C’est surtout en écrivant et en s’entrainant à écrire qu’on devient écrivain(e) comme le forgeron devient forgeron en forgeant! Et les conseils de bêta-lecteurs/lectrices peuvent aussi aider! Voilà moi personnellement j’écris depuis l’âge de 11 ans j’ai toujours aimé écrire, j’ai écrit souvent, j’ai écrit sans vraiment d’aide, sans lire de manuel sur “comment écrire”, et “conseils d’écriture” blabla surtout que j’ai mes propres méthodes et moi j’ai toujours été plutôt bordélique, freestyle et pas organisée, moi j’écris sans réel plan ou le plan peut être dans ma tête et j’écris juste et quand j’écris je peux avoir de l’inspiration etc c’est comme ça que je fonctionne! Du coup même les conseils d’autres écrivain(e)s j’ai un regard critique sur ça ayant ma propre méthode, les conseils d’encouragement je trouve ça bien par contre, après moi j’écris en majorité des nouvelles du coup ça va j’arrive à finir une nouvelle en une journée ou 2 etc et ça me permet d’écrire une autre histoire en lisant aussi (par contre je n’aime lire que depuis 2017 c’est pas du tout les livres qui m’ont donné envie d’écrire car j’aimais pas lire enfant et le lycée m’avait dégoûté de la lecture et heureusement je me suis remise à lire depuis 2017 par envie et plaisir en trouvant enfin mes genres de livres qui sont thrillers, polars, romans contemporains, bd, mangas, livres de témoignages, essais).

    Comme autre de mes passions, j’adore aussi dessiner depuis petite, j’ai toujours dessiné en autodidacte, après j’ai délaissé le dessin à cause de mes études mais j’aimerai bien m’y remettre un peu, j’adore également chanter, je traduis aussi bénévolement une série, je regarde aussi des vidéos youtube par plaisir, des films, dessins animés et séries et j’adore aussi être sur facebook et débattre voilà tous mes passe-temps en plus du shopping. Pour caser toutes mes passions c’est compliqué.

  4. Et je nuance les propos en rajoutant: il y a écrire pour vendre dans un but que commercial, par ex quand un genre est tendance et à la mode, on écrit sur ce genre pour vendre même si on aime pas ce genre et il y a écrire pour en vivre un peu et écrire par passion et écrire dans les genres qui nous plaisent, changer de genres parce qu’on a envie et non pas seulement pour vendre

  5. Je ne suis pas encore publié c’est un de mes projets mais oui j’écrirais et publierai mes écrits car j’aime écrire, que je veux en partager certains et AUSSI essayer d’en vivre un peu, il n’y a pas de honte à dire qu’on aimerait pouvoir en vivre un peu et vivre de ma passion j’aimerai bien même si je sais que c’est compliqué de vivre de l’écriture.

    j’ai lu tout ton article mais il y a des points dont je ne suis pas d’accord: moi mon pc et connexion marchent très bien! J’écris depuis l’âge de 11 ans sans aide, j’ai déjà écrit une web série, que j’ai réalisé sans aide aussi, j’ai lu aucun livre d’écriture mais j’ai regardé beaucoup de films et séries et ça qui m’a surtout aidé. Les formations à 7000e ou plus sur l’écriture etc chacun fait ce qu’il veut mais je n’y crois pas du tout et le prix est clairement abusé car il ne s’adresse pas à tout le monde en plus que les auteurs édités ou auto-édités ne gagnent pas ce prix, sont des gens lambda mais c’est surtout comment être un pigeon et payer pour ce truc! Et on peut clairement écrire et publier sans ce genre de formation et c’est surtout en écrivant qu’on s’améliore et par des bêta-lecteurs/lectrices aussi.

    Pour l’humour et les polémiques stériles, moi dsl pour les polémiques stériles dans ton ex: les trains sur paris qui sont parfois souvent en retard c’est un fait et personnellement je ne m’auto-censure pas pour ça sauf pour les minorités comme femmes, personnes étrangères, personnes rondes, maigres, minces, lgbt, handicapés ça oui je fais attention à eux en plus qu’ils subissent déjà des clichés et discriminations! par contre pas d’accord pour le “Éviter l’humour de mauvais goût” car l’humour est subjectif, attention à faire attention que ça ne blesse pas certaines personnes oui je suis d’accord mais moi j’utilise l’humour sarcastique, ironique où mes personnages se chamaillent, ironisent et se disputent entre eux et ça me fait rire et j’adore cet humour, je peux faire de l’auto-dérision aussi mais j’utilise peu l’humour de situation et en tant que lectrice ça ne me fait pas rire le comique de situation en lisant, je préfère l’humour ironique et sarcastique de personnage à l’écrit mais en image: films et séries je préfère le comique de situation qui me fait mourir de rire par contre l’ironie et le sarcasme en film et série me fait moins rire donc c’est un bon équilibre que j’ai trouvé et je trouve que l’ironie et le sarcasme passe beaucoup mieux à l’écrit et le comique de situation passe beaucoup mieux en image.

    Pour “Éviter les mots compliqués” ça aussi c’est très subjectif il y a des lecteurs/lectrices qui adorent les mots compliqués qui sont là à recherchés les mots compliqués dans le dico etc et peut-être d’autres aiment moins mais du moment que le vocabulaire en général est simple et accessible pour tous mais parsemés de mots un peu compliqués ça passe très bien!

    “Éviter de promouvoir des habitudes ou des valeurs éloignées des miennes” ça aussi c’est très subjectif en plus que dsl mais quand on écrit on doit se mettre de toute façon à la place de personnages qui peuvent nous ressembler et aussi être différent de nous qui n’ont pas nos valeurs, nos pensées etc moi j’écris du thriller et du contemporain, j’écris sur des psychopathes aussi oui j’aime aussi écrire des personnages méchants que j’aime en fiction en ajoutant des traits de caractéristiques que j’aime et mes personnages psychopathes parfois disent des choses que je pense, que j’aurai pu dire de ma bouche et c’est ma frustration qui sort et d’autres fois c’est pas du tout mes pensées mais ça seule moi le sais! Et oui j’adore écrire des thrillers, des psychopathes, des méchants, des crimes etc on a tous une part sombre, d’ombre et de sadisme aussi et moi j’assume complètement ma part sadique, j’adore regarder des films et séries policières, des thrillers, j’en lis aussi et j’écris aussi et tu sais quoi moi pourquoi j’adore regarder, lire et écrire du contemporain, du thriller et d’écrire sur la vie réelle c’est parce que c’est la psychologie humaine qui m’intéresse, la criminologie aussi et la neurologie (science du cerveau) on est tous différent avec des raisons différentes d’écrire et goûts différents.

  6. Je suis d’accord sur le fond, meme si en pratique, une journée de freelance en rédactrice technique me rapporte 200€ net et qu’une journée d’écrivain doit me rapporter… je sais pas quoi 0,1 centime? Lol un jour mon best seller viendra… ????????????
    Je plussoie le cout de l’activité. De mon coté un livre me coute tres tres cher. J’ajoute 4 à 500€ de correctrice pro. Environ 100€ de couverture. Plus des goodies et autres opérations marketing. C’est pourquoi je ne suis pas autoentrepreneur. Comme j’ai une activité free lance qui rapporte j’ai directement fait une SAS pour déduire ces charges de mon chiffre d’affaire. Apres, ce n’est pas rentable pour tout le monde. Car se verser un salaire c’est pas du 22% de charge mais 80% ????
    Bref. Voilà pour le coté pratique et objectif. Pour le coté subjectif, je ne me sens pas toujours proche de tes conseils. Je fais parti de ces auteurs indés qui refusent d’obéir à toutes les règles (meme si j’ai été formée aux meme écoles que toi, masterclass dixit de grands maitres hollywoodien du scénario, cherrrr! ???? et principes journalistiques de lisibilité intégrés lans ma chair). Plus les regles propre a la romance: intrigues connues, stéréotypes et narration a la premiere personne.
    Seulement voilà, j’ai tout nikké. Parce que j’en ai envie et que je crois qu’il faut innover pour se démarquer du peloton un jour. Un jour mon best seller viendra… ???????????? (bis)
    C’est cela le pouvoir d’etre indé et c’est pour cela que certains abandonnent l’idée de se faire de l’argent. Je sais que mes choix ne sont pas rationnels mais s’ils l’étaient, à l’heure actuelle je ne serais nu patron de ma boite ni écrivain, je serai analyste quantitatif dans une grande banque et SALARIÉ. Donc fuck la logique et vive les histoires. Toutes les histoires, aussi tordues soient-elles! ????

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