Autoédition : comment j’ai trouvé la couverture de mon premier roman

Autoédition : Comment j'ai trouvé la couverture de mon premier roman

 J’ai eu la chance de grandir dans un appartement rempli de livres. Gamine, j’adorais explorer le rayon jeunesse des librairies, dénicher les nouvelles aventures d’Alice, du Club des Cinq, de Fantômette, des Conquérants de l’impossible...  Mon rêve à l’époque, c’était : devenir journaliste !

Mes débuts d'auteur

Pourquoi journaliste ? Aucune idée. Sans doute parce que j’aimais lire et écrire, que je ne me voyais pas prof de français et que je n’osais pas m’imaginer romancière. J’ai créé mon premier journal à l’école primaire, baptisé La gazette de petit village. Je l’écrivais soigneusement à la main sur du papier carbone et mon père le dupliquait ensuite à la ronéo, l’ancêtre de la photocopieuse.

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J’ai poursuivi l’aventure au collège, lançant successivement deux journaux avec le soutien des profs : Eurêka et Clin d’œil. Aucun n’a dépassé le 4ème numéro et ma carrière de journaliste a pris fin avant mes quinze ans. L’année suivante, je suis entrée au lycée et j’ai commencé à me dire qu’il fallait faire des études qui menaient à quelque chose. J’ai choisi l’économie puis la gestion et j’ai trouvé mon premier poste dans le commerce.

Je continuais néanmoins à beaucoup lire, avec cette idée en tête : un jour j’écrirai un roman. Seul problème, je ne savais pas du tout quoi raconter. À tel point que je pensais n’avoir aucune imagination. Faire des rédactions, des rapports, des comptes-rendus je savais, mais inventer une histoire…

Pourquoi j'ai autoédité La rousse ?

Quand j’ai quitté le commerce pour bosser dans le spectacle, j’ai acheté mon premier ordinateur… et j’ai décidé d’écrire mon roman ! Et à force de vivre parmi les créateurs d’histoires, à force d’essayer d’en inventer moi-même, j’ai achevé La rousse qui croyait au père Noël fin 2013. L’aventure de l’écriture était presque terminée, mais celle de l’édition ne faisait que commencer.

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J’aimerais pouvoir dire que l’autoédition a été un choix dicté par mon caractère aventurier, mais ce n’est pas le cas car j’ignorais jusqu’à son existence. À la xième lettre de refus d’un éditeur, en cherchant sur internet de nouvelles maisons à qui envoyer mon œuvre, je suis tombée sur un premier article mentionnant les auteurs indépendants, puis sur beaucoup d’autres.

Comme l’entreprise semblait ardue et incertaine – n’avais-je pas déjà passé assez de temps à peaufiner mon histoire ?? – j’ai attendu le retour des derniers manuscrits avant d’examiner sérieusement cette option. Quand ils sont arrivés, je me suis plongée dans le monde merveilleux de l’autoédition.

Après avoir emmagasiné tant bien que mal les centaines de pages d’explications et de recommandations des principales librairies en ligne sur comment formater le fichier texte et la couverture, avoir juré 100 fois qu’on ne m’y reprendrait plus, j’ai enfin reçu le premier exemplaire broché de mon nouveau né de papier et j’ai pu le publier chez ces prestigieux distributeurs.

Et elle fut heureuse et fit beaucoup de ventes… ?

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Autoédition, ventes et couvertures de livres

Ben non. Pourtant, pour certains l’histoire se termine comme ça. En quelques mois ils – et aussi elles – vendent leur premier e-roman par milliers voire dizaines de milliers. Alors pourquoi pas moi ?? J’avais de bonnes critiques des lecteurs et des blogueuses mais, à ma grande déception, quasiment pas de ventes. Cependant, un commentaire revenait dans quelques chroniques : « Je n’aime pas la couverture ».

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Au bout du cinquantième article insistant looourdement sur l’importance, pour un auteur indépendant, d’avoir une couverture qui accroche immédiatement l’œil du lecteur sur les librairies en ligne – surtout en format timbre poste – j’ai supposé que la mienne n’était peut-être pas assez parlante, tentante, accrocheuse.

Cet été je suis donc partie en quête de LA photo qui, parmi les millions des banques d’images, ferait des bonds devant mes yeux en criant : « Moi aussi je crois au père Noël, c’est moi la photo de ta couv !! »

Santa sitting on a rooftop

Curieusement c’est une blonde qui croyait au père Noël, ce qui m’a perturbée. En plus, elle était habillée en père Noël ; je me suis donc demandé si les gens n’allaient pas penser que l’histoire avait un rapport avec les fêtes de Noël, alors qu’elle n’en a aucun.

Finalement j’ai décidé de faire confiance aux lecteurs, habitués à voir des  couvertures décalées. Et comme la blonde voulait bien se teindre en rousse pour avoir le rôle, je l’ai embauchée. Et je ne le regrette pas.

Aujourd’hui, mon roman est achevé : le texte ne changera plus, j’ai trouvé l’identité visuelle de la série et la maquette brochée est aussi proche que possible d’un livre distribué en librairie. Cette nouvelle édition sort le 23 septembre 2015 et j’espère que, cette fois-ci, La rousse réussira son entrée dans le monde des livres !

Couvertures de La rousse qui croyait au père Noël

3 Commentaires

  1. J’ai découvert ta bio et ton livre sur Babelio (nos lectures font copine copine), et j’ai déjà envie de le lire. Mais ton témoignage, Suzanne, me touche énormément, parce qu’à quelques mois d’intervalle, je suis également en train de vivre (pleinement) l’aventure de l’auteur “indé”. Je me retrouve dans tes rêves, tes aspirations à une vie professionnelle passionnante et tes interrogations.
    Ce n’est évidemment que mon opinion, mais je préfère nettement ta nouvelle couv à l’ancienne. J’espère qu’elle aidera tes ventes à décoller.

  2. DEGRYSE SYLVIE

    Avec ou sans le père noël en tout cas moi je suis fan mais c’est vrai que je préfère la nouvelle couv et je lui souhaite beaucoup de succès parce que j’ai envie de lire la suite !.. et je ne désespère pas avoir ma dédicace 🙂

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