Je ne suis pas un exemple ? Tant mieux !

Jusque vers trente ans, quelques personnes m’ont considérée comme une sorte d’exemple. J’avais décroché – non sans mal – des diplômes respectables, puis obtenu un poste valorisant dans une grande entreprise. On rapportait mes exploits à ses enfants en concluant : sois sage, fais bien tes devoirs et un jour tu réussiras aussi bien que ta sœur, ta cousine, ta copine. C’était flatteur pour moi et chiant pour les autres mais, à l’époque, je ne m’en rendais pas compte. Il y a une quinzaine d’années, j’ai quitté les voies exemplaires du jeune cadre dynamique pour emprunter celles plus hasardeuses de(…)

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J’écris donc je suis… mais qui ?

J’ai dû commencer à me demander qui j’étais en arrivant en sixième. Un jour, des copains se sont moqués de moi parce que je me tenais trop droite pour manger. Je n’avais jamais remarqué cette particularité. Mais comme j’avais à cœur de m’intégrer, j’ai travaillé une posture plus décontractée. Puis j’ai délaissé mes vêtements de gamine bien élevée pour l’uniforme jean-baskets-sac US. Puis j’ai appris à dire « putain » à la place de toutes les virgules, habitude dont j’ai mis des années à me défaire… Mais au fait, j’étais qui ? Par la suite, j’ai testé divers looks du plus décontracté au plus(…)

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Les rêves n’ont pas de prix, mais ils ont un coût…

J’ai eu la chance d’avoir une enfance de rêve. À 15 ans, la vie me paraissait pleine de promesses. J’allais faire de super études, avoir un boulot passionnant même si je ne savais pas encore lequel, vivre des aventures fantastiques, gagner beaucoup d’argent et bien sûr rencontrer mon prince charmant. J’avais hâte d’y être ! Ma vie de rêve à 30 ans À 30 ans j’avais terminé mes super études. J’habitais en Normandie, j’étais cadre en grand magasin, je gagnais plutôt bien ma vie – quoique pas autant que je l’aurais voulu. Je vivais dans un trois-pièces, m’habillais de grandes marques, allais au(…)

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