1200 jours chez les pauvres

Mon équilibre financier était déjà précaire depuis plusieurs années quand je me suis retrouvée au RSA.  Étant diplômée Bac+5, je ne pensais pas que ça m’arriverait un jour. Mais la vie d’artiste réserve parfois quelques surprises… Très rapidement, j’ai dû demander à ma famille de m’aider à boucler mes fins de mois. Son soutien a été sans faille, mais perdre mon autonomie financière a été difficile à vivre. Mon moral a subitement dégringolé. Il a eu du mal à remonter pendant plus de trois ans. Être « pauvre », ça fait quoi ? Cette période m’a pourtant beaucoup appris. J’entendais souvent les médias parler des « pauvres », mais ce mot n’avait pas de réalité pour moi. Jusqu’ici je n’avais manqué de rien. Ça changeait quoi d’être pauvre ? Voici une partie de ce qui a changé à partir du moment où j’ai manqué d’argent : pour économiser les tickets de métro j’ai limité mes déplacements au strict(…)

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Glander nuit gravement à votre avenir

J’ai toujours aimé glander. Quand j’ai commencé à bosser en entreprise, j’ai vaguement envisagé de plancher sur un roman, projet qui me trottait dans la tête depuis quelques années. J’ai pourtant préféré passer mes soirées dans les bouquins ou devant la télé, mes week-ends au cinéma et mes vacances à la plage. Et j’ai repoussé l’écriture de ce roman à… un jour peut-être. Quand j’ai quitté mon poste pour travailler dans le spectacle, un déclic s’est produit : je me suis décidée à consacrer une partie de mon temps libre à l’écriture de ce premier roman. Un petit rêve peut cacher 100 grosses galères Au bout de quelques années, j’ai découvert qu’écrire ne s’improvisait pas. Mon histoire ne progressant pas, je me suis plongée dans les techniques d’écriture de scénario. Le premier manuel achevé, je me suis dit : « Ok, c’est pas la mer à boire : du conflit, des personnages, un univers,(…)

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Mon programme 2017 pour lutter contre le chômage

Considérer les compétences des travailleurs plutôt que leur profession, généraliser le tirage au sort dans les procédures d’embauche, rémunérer davantage les métiers difficiles ferait baisser le chômage en France. La plupart des politiques français sont d’accord sur un point : le chômage est avant tout de la faute des chômeurs. Parce que c’est bien beau de vouloir relancer l’économie, multiplier les primes à l’embauche, baisser les charges sociales, dépenser des fortunes en formation, si ces feignants de chômeurs ne correspondent pas aux profils recherchés on n’arrivera jamais à résorber le chômage ! Le chômeur français est un être contrariant Il faut reconnaître que le chômeur est un Français encore plus contrariant que les autres Français, ce qui n’est pas peu dire : il est trop jeune ou trop vieux ; c’est une femme alors qu’on veut un homme (ou l’inverse) ; il a des mœurs bizarres ; il a un nom qui sonne pas trop(…)

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Pourquoi je crois au père Noël !

À 18 ans, je n’avais aucune idée de ce que je pourrais faire pour gagner ma vie. Le bac C approchant, ma famille m’a payé une consultation avec un cabinet d’orientation afin de m’aider à choisir mes futures études. Après une batterie de tests d’aptitudes et de motivations, j’ai passé un entretien avec la conseillère chargée de mon cas. Elle m’a indiqué que mes aptitudes me destinaient à travailler dans l’analyse, la recherche, la banque et plein d’autres secteurs tout aussi sexy alors que j’avais plutôt envie de m’éclater dans l’édition, l’écriture, le journalisme, l’audiovisuel, bref le secteur culturel. Je lui ai alors demandé, la mort dans l’âme : – Qu’est-ce que vous me conseillez ? Cette femme m’a donné une réponse dont je me souviens encore aujourd’hui : – Faites ce que vous avez vraiment envie de faire. Les compétences, vous pourrez toujours les acquérir. J’ai mis du temps à suivre ce(…)

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