La barbe des barbes !

Pendant très longtemps, la seule barbe à des kilomètres à la ronde a été celle de mon Papa. Quand j’apercevais au loin la silhouette d’un grand brun barbu à lunettes, je n’hésitais pas à courir vers lui car ce ne pouvait être que mon Papa. Jusqu’au jour où j’ai couru vers un grand brun barbu à lunettes et me suis retrouvée bête : ce n’était pas mon Papa. Depuis quelques années, je fais très attention avant de prendre mon élan car il y a des grands bruns barbus à lunettes à tous les coins de rue. Qu’est-ce qu’ils ont tous avec leur barbe ? Devant cette épidémie de barbes sur le territoire national, je n’ai pu m’empêcher de me demander : mais d’où vient-elle ? Pas du réchauffement climatique, bien qu’il semble exister une certaine corrélation entre la hausse des températures et la longueur des barbes. Pas de mon Papa non plus, qui est(…)

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J’assume pas mes cheveux blancs et je l’assume

Depuis quelque temps, sous prétexte de libérer les femmes de rituels de beauté chronophages, quelques célébrités se mobilisent en vue d’inciter leurs sœurs à sauvegarder une espèce de poils mal aimée : le cheveu blanc. Finie la tyrannie de la racine. Exit les couleurs improbables et les produits agressifs pour le cuir chevelu. Vive le naturel et l’authenticité de la femme mûre débarrassée de ses artifices ! Séduisant, pas vrai ? Le cheveu blanc n’attend pas le nombre des années Problème : on peut avoir des cheveux blancs ou gris bien avant d’être « mûre ». Je m’en suis aperçu quand j’ai vu émerger dès 30 ans les premiers traîtres dans ma chevelure. À l’époque, je ne me suis pas posé de question philosophique : j’ai foncé chez le premier coiffeur pour mettre fin à cette ignominie. J’étais loin d’être assez sage pour exhiber ces marques de « vénérabilité » (un mot à proposer à l’Académie), qui arrivaient très précocement(…)

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Il faut te remplumer !

Pendant quasiment toute ma vie, je me suis trouvée trop grosse. Pas beaucoup trop, non, mais j’avais toujours le sentiment qu’avec deux ou trois kilos de moins, ma silhouette serait bien plus harmonieuse. Autour de moi, tout le monde avait l’habitude de s’observer le tour de hanches à longueur d’année et de se pincer le gras de la cuisse pour évaluer l’épaisseur de la peau d’orange, chose que je faisais aussi consciencieusement. Au final j’oscillais généralement entre un 38 bien rempli et un 40, pour un bon mètre soixante-dix. Ma première expérience de la taille 36, je la dois à une histoire de cœur bien foireuse. Elle m’a coupé le sommeil et l’appétit pendant des mois, ce que je ne croyais possible que dans les romans à l’eau de rose. Comme je suis d’un tempérament plutôt optimiste et que j’aime les bonnes choses, j’ai vite repris mes kilos. Je suis(…)

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