J’écris donc je suis… mais qui ?

J’ai dû commencer à me demander qui j’étais en arrivant en sixième. Un jour, des copains se sont moqués de moi parce que je me tenais trop droite pour manger. Je n’avais jamais remarqué cette particularité. Mais comme j’avais à cœur de m’intégrer, j’ai travaillé une posture plus décontractée. Puis j’ai délaissé mes vêtements de gamine bien élevée pour l’uniforme jean-baskets-sac US. Puis j’ai appris à dire « putain » à la place de toutes les virgules, habitude dont j’ai mis des années à me défaire… Mais au fait, j’étais qui ? Par la suite, j’ai testé divers looks du plus décontracté au plus(…)

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1200 jours chez les pauvres

Mon équilibre financier était déjà précaire depuis plusieurs années quand je me suis retrouvée au RSA.  Étant diplômée Bac+5, je ne pensais pas que ça m’arriverait un jour. Mais la vie d’artiste réserve parfois quelques surprises… Très rapidement, j’ai dû demander à ma famille de m’aider à boucler mes fins de mois. Son soutien a été sans faille, mais perdre mon autonomie financière a été difficile à vivre. Mon moral a subitement dégringolé. Il a eu du mal à remonter pendant plus de trois ans. Être « pauvre », ça fait quoi ? Cette période m’a pourtant beaucoup appris. J’entendais souvent les médias parler(…)

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Ce que j’ai gagné dans la course aux rêves

Si vous avez manqué le début : Les rêves n’ont pas de prix, mais ils ont un coût… Pourquoi m’être obstinée dans cette vie précaire et solitaire dont je n’aurais jamais voulu entendre parler quelques années auparavant ? J’avoue qu’il m’arrive de me le demander. Voyons voir… Ma vie de château Il est vrai que je ne mène pas la vie de château. Pourtant, depuis que je travaille dans le cinoche, je n’ai jamais fréquenté tant de palais. Ma garde-robe personnelle est loin d’être luxueuse, au mieux à la mode de 2005, mais je n’ai jamais porté tant de robes de princesse.(…)

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Les rêves n’ont pas de prix, mais ils ont un coût…

J’ai eu la chance d’avoir une enfance de rêve. À 15 ans, la vie me paraissait pleine de promesses. J’allais faire de super études, avoir un boulot passionnant même si je ne savais pas encore lequel, vivre des aventures fantastiques, gagner beaucoup d’argent et bien sûr rencontrer mon prince charmant. J’avais hâte d’y être ! Ma vie de rêve à 30 ans À 30 ans j’avais terminé mes super études. J’habitais en Normandie, j’étais cadre en grand magasin, je gagnais plutôt bien ma vie – quoique pas autant que je l’aurais voulu. Je vivais dans un trois-pièces, m’habillais de grandes marques, allais au(…)

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