J’assume pas mes cheveux blancs et je l’assume

Depuis quelque temps, sous prétexte de libérer les femmes de rituels de beauté chronophages, quelques célébrités se mobilisent en vue d’inciter leurs sœurs à sauvegarder une espèce de poils mal aimée : le cheveu blanc. Finie la tyrannie de la racine. Exit les couleurs improbables et les produits agressifs pour le cuir chevelu. Vive le naturel et l’authenticité de la femme mûre débarrassée de ses artifices ! Séduisant, pas vrai ? Le cheveu blanc n’attend pas le nombre des années Problème : on peut avoir des cheveux blancs ou gris bien avant d’être « mûre ». Je m’en suis aperçu quand j’ai vu émerger dès 30 ans les premiers traîtres dans ma chevelure. À l’époque, je ne me suis pas posé de question philosophique : j’ai foncé chez le premier coiffeur pour mettre fin à cette ignominie. J’étais loin d’être assez sage pour exhiber ces marques de « vénérabilité » (un mot à proposer à l’Académie), qui arrivaient très précocement(…)

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Pourquoi je crois au père Noël !

À 18 ans, je n’avais aucune idée de ce que je pourrais faire pour gagner ma vie. Le bac C approchant, ma famille m’a payé une consultation avec un cabinet d’orientation afin de m’aider à choisir mes futures études. Après une batterie de tests d’aptitudes et de motivations, j’ai passé un entretien avec la conseillère chargée de mon cas. Elle m’a indiqué que mes aptitudes me destinaient à travailler dans l’analyse, la recherche, la banque et plein d’autres secteurs tout aussi sexy alors que j’avais plutôt envie de m’éclater dans l’édition, l’écriture, le journalisme, l’audiovisuel, bref le secteur culturel. Je lui ai alors demandé, la mort dans l’âme : – Qu’est-ce que vous me conseillez ? Cette femme m’a donné une réponse dont je me souviens encore aujourd’hui : – Faites ce que vous avez vraiment envie de faire. Les compétences, vous pourrez toujours les acquérir. J’ai mis du temps à suivre ce(…)

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